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Le bilan de compétences

La pandémie requiert une forte capacité d’adaptation. C’est donc le temps des remises en question et des possibles. Pour s’y retrouver, faire son bilan de compétences est utile. 

C’est dans les années 80 que l’on commence à parler de bilan de compétences en Europe, notamment. Il s’inscrit dans l’accompagnement professionnel. 

Objectif : aller vers une reconversion professionnelle, réclamer une promotion ou être en phase avec son poste actuel. Avant de se lancer dans de tels projets, un bilan des compétences permet de connaître ses acquis, ses forces et ses faiblesses. 

Nous avons rencontré Gwenaëlle Maréchal, business coach du cabinet Life Consulting (conseils, coaching et formations).

Qu’est-ce que la compétence ? 

Gwenaëlle Maréchal : “ Elle n’est pas seulement technique, naît d’un apprentissage, elle est aussi émotionnelle. Dans le secteur du recrutement, on considère à la fois les aptitudes techniques et les aptitudes émotionnelles ; voilà pourquoi nos métiers ont changé. Les DRH considèrent que 47% des emplois de leur organisation présentent un risque d’obsolescence des compétences dans les 3 ans à venir ”, relève Gwènaëlle Maréchal, Business Coach. 

Qu’est ce qu’un bilan des compétences ?

Gwenaëlle Maréchal : « Il s’agit d’une remise en question de ses capacités intellectuelles, de sa motivation et de sa personnalité. On répond à des tests pour savoir qui l’on est », explique notre Business coach. Le bilan des compétences sert à établir un état des lieux des compétences et aptitudes acquises durant toutes les expériences professionnelles et personnelles, c’est-à-dire les compétences cachées et transversales dont on ne se sert peut-être pas. L’objectif étant de prendre un nouveau départ dans sa carrière professionnelle », ajoute-t-elle.   

Comment procède-t-on ?

Gwenaëlle Maréchal : “Puisque nous passons en moyenne 99,000 heures au travail, il est essentiel de  faire le point sur sa carrière quand on en ressent le besoin. La décision d’une réorientation professionnelle ne doit pas être prise à la légère car les enjeux professionnels et privés sont considérables ”, ajoute notre spécialiste. “On passe d’abord un entretien pour faire le point et s’exprimer sur ses motivations, ses frustrations, ses envies. Puis on passe à la phase de tests. Ils peuvent être réalisés sur une période de 5 à 8 semaines. Grâce à des outils techniques et des tests psychologiques pointus, ces tests permettent d’identifier les compétences techniques et relationnelles pour évaluer les potentiels du candidat. Après ces deux phases importantes, place aux résultats. Ils se manifestent sous la forme de pistes d’évolution à explorer. Un rapport de plusieurs pages est alors soumis.”

Que peut-on attendre du bilan de compétences ? 

Gwenaëlle Maréchal : “Grâce aux tests effectués et aux résultats obtenus, on peut les mettre en corrélation avec une base d’une centaine de métiers. L’objectif étant de s’assurer d’un pourcentage de réussite et d’épanouissement professionnel. Pour évoluer dans son travail, il faut se connaître”, insiste Gwènaëlle Maréchal.

En bref, ce bilan de compétences vous permet de :

  • Prendre confiance en vous en identifiant vos motivations et vos compétences.
  • Identifier vos atouts et vos contraintes.
  • Tester toutes vos idées même les plus audacieuses en les confrontant à la réalité.
  • Prendre une décision sur une base objective.
  • Définir un plan d’actions pour mettre en œuvre votre projet professionnel.

Où passer son bilan de compétences ? 

La société Lifestyle Consulting située à Péreybère offre ce service. Pour en savoir davantage, cliquez ici : https://lifestyle-consulting.org/ 

Pour aller plus loin : 

« À chaque fois, il s’agit de faire un état des lieux des compétences acquises, des aptitudes intellectuelles en lien avec la personnalité ou développées avec l’expérience et de la motivation », indique le site www.reconversionprofessionnelle.org

Le QE compte enfin pour les recruteurs :

Si les recruteurs ne négligent plus le Quotient Émotionnel, c’est grâce au Covid. La crise sanitaire qui a exigé un remaniement du travail, sollicite d’autres compétences, les fameux « soft skills »

Désormais, les compétences techniques doivent aller de pair avec les compétences émotionnelles : gestion du stress, capacité à décider dans l’urgence, la gestion du temps de travail tout en gérant des contraintes personnelles : école à la maison, courses etc. 

Selon Mayer et Salovey, deux chercheurs ayant travaillé sur le QE, il s’agit de « l’habileté à percevoir et à exprimer les émotions, à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner avec les émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et chez les autres. » Ainsi, un QI (Quotient Intellectuel) très élevé sans la prise en compte du QE (Quotient Emotionnel) peut mettre quelqu’un en situation d’échec. 

Le saviez-vous ? 

L’intelligence émotionnelle sera l’une des dix compétences les plus importantes en 2022 selon le Forum économique mondial (Future of Jobs, 2018). Selon Daniel Coleman, pionnier du domaine de l’intelligence émotionnelle, deux tiers des résultats d’une entreprise sont attribués aux compétences émotionnelles des gestionnaires.

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Commentaires
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